Comment raconter le texte avec un ou plusieurs problemes
La production orale étant un des aspects essential de l’examen
du français, le présent article sera consacré à l’organisation du
travail avec des textes ou il y a un ou plusieurs problèmes à
discuter.
Avant tout, il faut bien choisir les textes. Les textes (de 400 à
600 signes) doivent contenir une information intéressante et facile
à raconter.
Le titre de l’article , les questions posées, les differents points
de vue exposés dans le texte peuvent indiquer le problème ouvert ou
caché. Les chiffres, les parenthèses, les exemples cités ne sont
pas à négliger. Il faut attirer l’attention des élèves à tous ces
détails en lisant le texte pour la première fois.
Aux cours des leçons de la production de l’oral nous avons
travaillé d’après le schéma suivant. Tout d’abord il fallait lire
le texte en prêtant l’attention au type du document, à son sujet ,
à l’idée principale, aux questions posées. Ensuite on commençait à
exposer le texte tel quel : on posait le problème et ses différents
aspects. Après cet étape préalable on passait à l’élargissement du
problème principal, c’est-à-dire, il fallait exprimer son propre
opinion, expliquer les raisons, donner son avis, argumenter ses
idées, les illustrer par des exemples. En étape finale on faisait
des conclusions.
Pour que le discours monologué soit logiquement construit il
fallait apprendre aux élèves les expressions et les tournures
comme: Il s’agit de; ce texte parle de; l’idée principale de cet
article est que; cet article pose en fait un problème plus large;
pour ma part, je pense que; ainsi, par exemple; tout de même; il
faut bien reconnaître; cependant; pourtant; seulememt; mais;
premièrement, deuxièmement; enfin; en conclusion; je dirais que;
pour finir; il me semble que; je terminerais en disant que, etc.
Sur l’exemple d’un des textes proposés ci-dessous , on pourrait
suivre les étapes de la production du discours monologué.
Qu’est-ce que c’est que “la table” pour vous?
“Il faut manger pour vivre et non pas pour manger” disait
Molière. Malgré cette sentence, les Français ont toujours été très
sensibles aux plaisirs de la table dont la tradition remonte au
moins au XYII-e siècle.
Dans un sondage récent, on a demandé aux Français comment ils
choisiraient de passer une soirée importante : 50% ont cité en
premier un repas pour deux dans un grand restaurant. En effet,
l’art du bien-manger est devenu un véritable culte et la soirée au
restaurant est une des sorties préférées, pas seulement à
Paris!
Pour les autres, “la table” est une simple nécéssité pour
subsister?
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle”)
I. Après la premiere lecture du texte le maître pose les questions:
- Qui est Molière?
- Quelle sentence de Molière pouvez-vous citer?
- A quel siècle remonte la tradition de bien-manger chez les Français?
- Comment pouvez-vous prouver que l’art de bien-manger est devenu un véritable culte pas seulement chez les Français?
II. Après la deuxième lecture on passe au récit du texte : on
expose les faits.
III. Le maître propose à discuter les questions qui sont dans le
texte.
- Comment comprenez-vous la sentence de Molière?
- La table est une simple nécéssité pour subsister ou un culte?
- Qu’est-ce que la table pour vous?
IV. Les questions discutées, on tâche de formuler le problème
principal du texte. Par exemple : “ La table est une simple
nécéssité pour subsister ou un culte ?” Après quoi le maître peut
proposer aux élèves d’élargir le problème. Chaque élève exprime
son opinion en argumentant son point de vue. Par exemple: “ Je
pense qu’il ne faut pas faire le culte d’un repas parce qu’on ne
vit pas pour manger”, “ Il me semble que la table a cessé d’être
une simple nécéssité pour subsister et nous pouvons nous permettre
d’être gourmand”, “ La table pour moi est de me sentir en forme, en
bonne santé”. Pour continuer on ajoute des exemples: “ A mon avis,
manger beaucoup, c’est nuisible pour la santé. Par exemple, quand
je suis malade je n’ai pas faim du tout”.
V. Pour la conclusion finale on oppose les différents points de
vue. Les élèves font les phrases d’après le modèle : “ Les uns
pensent que … les autres pensent que; Il est vrai que … mais les
autres pensent que”. Ensuite chaque élève tâche de faire sa propre
conclusion.
En voilà quelques textes qui seraient intéressants à discuter.
Séjours linguistiques.
Il y a des pour et des contre … à vous de juger et de choisir
par la suite.
En général, les parents les financent volontiers parce qu’ils les
considèrent comme une sorte d’investissement pour l’avenir de leurs
enfants, mais ils rouspètent à cause des prix parfois excessifs.
Ambiance extra ( ce sont quand même les vacances!), cours de langue
tous les matins (on avait les vacances ?), activités diverses
l’après-midi et le soir. Mais, en dehors de la surveillance des
profs, on se retrouve souvent entre copains du même pays et la
langue étrangère en souffre un peu.
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle”)
A l’écran.
Les multiplexes, qui poussent comme des champignons, sont une
sorte de supermarché du cinéma avec espaces de restauration et
boutiques, jeux vidéo, qualité technique d’avant-garde, fauteuils
confortables. Avec une grande variété de films à l’affiche, il est
difficile de ne pas trouver un titre à son goût. Le résultat est
encourageant, puisque des masses de jeunes se pressent dans les
salles et se laissent tentés par tous les genres.
Hélas, le revers de la médaille est aussi à prendre en compte:
n’importe qui va voir n’importe quoi. Il y a aussi ceux qui se
croient chez eux au cinéma et téléphonent de leur portable,
bavardent, mangent ou fument, sans se soucier de gêner les
autres.
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle”)
Le tabagisme passif.
Plus de 70 % des Français sont favorables à l’interdiction
totale de fumer dans les enterprises et dans les restaurants.
- L’idée est simple, même si vous ne fumez pas, vous fumez.
- Le tabagisme passif est un problème de santé publique important.
Un sondage réalisé auprès de milles personnes montre que la
majorité ne seraient pas opposé à une interdiction totale de fumer
dans les lieux publics. Aujourd’hui le fait de fumer hors des
emplacements autorisés peut vous coûter 450 euros d’amende. D’ici
vient la question: fumer ou pas fumer.
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle”)
Les citadins et le vélo.
22 millions de vélos circulent en France, dans le Nord, l’Est et
l’Ouest plutôt que dans le Midi. La moitié des familles françaises
n’ont pas de bicyclette et, d’une manière générale, on considèrent
que c’est plus un instrument de loisir qu’un moyen de transport. Et
pourtant 90 % des Français interrogés à ce sujet estiment que ce
serait l’idéal pour le tansport individual en milieu urbain.
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle)
Etre bien dans sa peau.
Est-il vraiment essentiel de se précipiter dans une salle de
gym, de transpirer, de se défoncer pour perdre quelques kilos ?
Il paraît que non, finalement. Les Américains remplacent les
régimes draconiens par l’attitude plus indulgente. Un peu de marche
ou quelques heures de jardinage ont les mêmes effets bénéfiques sur
le coeur, la tension et le poids qu’une intense séance de sport.
Cela ne signifie pas qu’on renonce au sport, mais on s’y met en
douceur.
(Lucia Bonato “ A l’heure actuelle)